La disparition de B. Bardot a récemment fait la une des médias. Il serait regrettable que celle-ci invisibilise les brillantes personnalités malheureusement trop nombreuses a nous avoir quitté en 2025.

Pensons en premier lieu à des scientifiques, telle la spécialiste de l’urbanisme (et de sa critique) Françoise Choay, l’économiste René Passet, le vulcanologue Michel Halbwachs, l’historien de la guerre d’Algérie Mohamed Harbi ou l’éthologue Jane Goodall. A titre personnel, une pensée toute particulière pour Francis Hallé et Guy Planchette, que j’ai eu la chance de côtoyer dans une vie pro antérieure. Le premier aura fait connaître au grand public la nécessité de la préservation des forêts primaires, le second aura beaucoup œuvré pour faire connaître les cindyniques (les sciences du danger) auprès des acteurs professionnels.

2025 fut également funeste pour les artistes, la liste est trop longue pour pouvoir citer les musicien.nes, écrivain.nes, plasticien.nes etc. concerné.es. Une mention s’impose toutefois pour les photographes Fatima Hassouna et Sébastiano Salgado, précieux témoins des tragédies contemporaines. Côté cinéma, la disparition brutale d’Émilie Dequenne – l’inoubliable interprète de « Rosetta » – m’aura valu un sévère pincement au cœur. Il en fut de même pour les iconoclastes réalisateurs David Lynch et Peter Watkins.

En tant que stéphanois, il serait criminel d’oublier Jean-Louis Gasset qui a offert à l’ASSE un retour en coupe d’Europe !

Enfin, rendons hommage aux théoricien.nes subversifs (Jacques Camatte, Joshua Clover, Gianfranco Sanguinetti etc.), aux activistes infatigables (Assata Shakur, Octavio Alberola etc.) et en priorité aux illustres anonymes luttant quotidiennement contre vents et marrées pour un monde plus juste.

Afin de terminer sur une note optimiste tournée vers l’avenir, rappelons l’importance de la transmission et la nécessité de savoir laisser la place aux jeunes générations.